Bronze : Le bronze est un alliage de cuivre et d’étain. Il peut prendre différentes teintes en fonction de la finition et de la patine. La patine, qui est une oxydation du métal faite grâce à des acides, permet d’obtenir une palette chromatique allant du marron au vert, ensuite protégée par un revêtement protecteur (du vernis ou de la cire).C’est un métal très prisé un lustrerie car il permet une ciselure de précision, bien qu’il soit lourd et onéreux.

Fer forgé : Le fer forgé est un métal très souvent utilisé pour la structure des lustres. Si, à l’instar du bronze il peut prendre différentes teintes en fonction de la finition, il permet un jeu de patine plus poussé.

Laiton : Le laiton est un alliage de cuivre et de zinc de couleur jaune clair, gris lorsqu’il s’oxyde. Il peut prendre différentes teintes en fonction de la finition.

Quartz : Le quartz est un minéral composé de silice, avec des traces de différents éléments chimiques. Il se présente soit sous la forme de grands cristaux incolores, colorés ou fumés, soit sous la forme de cristaux microscopiques d’aspect translucide. Certains cristaux atteignent des tailles exceptionnelles. A titre d’exemple le plus gros quartz taillé (la boule de cristal conservée dans les collections de la Smithsonian Institution à Washington) provient d’un bloc de 450 kg découvert en Birmanie. C’est également le minéral le plus commun de la terre, une des raison pour laquelle les hommes ont très tôt utilisé ses différentes variétés (les plus anciens instruments avec du quartz datent du début du paléolithique). En effet, cette espèce minérale regroupe un grand nombre de gemmes :

– le cristal de roche ou quartz hyalin, qui est le plus pur (sans traces d’éléments chimiques) et donc transparent.

– l’améthyste, qui est une variété de quartz violet dont la teinte est due à des traces de fer. Du grec amethystos (qui n’est pas ivre), on l’a trouve principalement au Brésil, avec des nuances allant du pourpre au violet.

– la citrine, qui une variété de quartz dont la couleur jaune est due à la présence d’infimes quantités d’oxydes de fer. La citrine est rare à l’état naturelle c’est pourquoi la plupart des gemmes de cette variété sur le marché sont en réalité des améthystes ou des quartz fumé chauffées à très haute température. On en trouve en petite quantité au Brésil et dans l’Oural.

– l’amétrine, qui est un mélange de citrine et d’améthyste, et dont les teintes vont du jaune au violet foncé.

– le quartz fumé ou morion, qui est une variété de quartz qui doit sa teinte à une irradiation naturelle (ou artificielle) à des sels d’aluminium (contenu à l’état de traces). La couleur du quartz fumé peut varier du brun au noir (Morion), mais disparaît à haute température. On trouve des gisements de quartz fumé dans les Alpes, dans l’Oural, au Brésil ou encore à Madagascar.

– le quartz hématoïde, qui est une variété de quartz qui se caractérise par sa couleur rouge orangée due à des inclusions d’hématite (elle-même composé d’oxyde de fer avec des traces de titane, d’aluminium, de manganèse et d’eau).

– le quartz prase, qui est une variété macro cristalline de quartz dont la couleur verte est due à des inclusions d’amphibole ou d’actinolite. Cette variété était appelée Prasius au Moyen-âge, époque à laquelle elle était très convoitée.

– le quartz rose, qui une variété de quartz dont la couleur rose est due à des oxydes métalliques (manganèse, titane) et à des micro-inclusions de dumortiérite. Comme le quartz fumé, sa couleur disparaît à haute température. Des gisements très importants sont présents au Brésil et à Madagascar, mais on en trouve également en Europe (surtout en Bavière) et dans l’Oural.
Citons encore l’aventurine, l’œil de tigre, et le quartz dit étoilé.

Cristal de Roche : Le cristal de roche est une variété de quartz composé uniquement de silice à l’état pur cristallisé. Il a pour caractéristique d’être extrêmement dur, très résistant à la chaleur et aux acides, avec un indice élevé de réfraction. Il prend une teinte foncée s’il est en contact avec du radium. Il peut présenter de longues aiguilles en son sein (en raison d’une inclusion de rutile) ou des cavités qui le rende trouble (dues à des tensions de la roche lors de sa formation). Ces différents « accidents » qui habitent certains cristaux leur confèrent une teinte floue, brumeuse, contrairement aux spécimens entièrement transparent.

Son nom, krystallos, c’est à dire glace, provient des croyances autour de sa composition. Dans un traité de minéralogie, écrit vers 300 av JC, Théophraste et Pline l’ancien avancèrent en effet l’hypothèse que le cristal de roche soit de la glace de montagne constituée par une eau gelée dans des conditions extrêmes rendant son dégel impossible.

Le cristal de roche a été très tôt prisé pour les objet d’art mais aussi pour les lustres, grâce aux effets de transparence et de lumière qu’il permet. Posséder un lustre de cristal de roche et si possible, transparent, devient un signe de grande richesse à XVIIème siècle, à l’égal des diamant. Le duc de Luynes estime ainsi nécessaire de relater dans ses Mémoires le pose dans la chambre du roi à Versailles en mai 1738 d’un « chandelier de cristal de roche d’une grande beauté et que l’on estime au moins 100 000 livres ». Les chandeliers de cristal étaient considérés comme des objets assez précieux pour que dans les testaments, leur transmission fut constatée par un article spécial. Cette appétence pour cette variété de quartz a amené à l’exploitation systématiques des gisements européens (le roi établit en 1778 à Briançon une manufacture royale de cristal de roche). C’est la raison pour laquelle les gisements européens et Indiens sont aujourd’hui quasiment tous épuisés.

Les cristaux de roche se regroupent le plus souvent dans des géodes ou des cavités naturelles du filon quartzeux. Leur dimension dépend de la place disponible au sein de ces cavités pour leur développement. Dans des conditions particulièrement favorables, certains cristaux atteignent des dimensions colossales. Actuellement, le Brésil et Madagascar possèdent les plus importants gisements de cristal de roche mais on en trouve également aux Etats Unis, en Ukraine (dont les petits cristaux de roche portent le nom de « diamants de Marmaroche ») ainsi que dans les Alpes. Actuellement, les leaders du marché s’efforcent d’accroitre la production de quartz synthétique car on prévoit un épuisement des gisements connus d’ici les vingt prochaines années.

→ voir RAULET S., BOUCHERON Al., Cristal de roche, Assouline, Milan, 1999.

Cristal : Le cristal est un type de verre contenant du plomb (d’une teneur minimum de 24 % d’oxyde de plomb) à ne pas confondre avec le cristal de roche, qui est un minéral. L’ajout de plomb au verre permet d’augmenter sa période de malléabilité, de faciliter la taille et le polissage, d’apporter une sonorité particulière et une meilleure brillance.
L’histoire du cristal est marqué par les évolutions de sa composition, et des monopoles. Le premier monopole commence à la fin du XVème siècle avec la verrerie vénitienne, grâce à des exportations de verroteries qu’on appelait déjà « cristallo », puis au XVIIème siècle sur une première sorte de cristal composée de silice et d’un composant toujours inconnu. Rapidement, les autres pays européen copient ce cristal . La fabrication du cristal en France débute dès le XVIème siècle, de la plus ancienne manufacture de cristal en Europe, la cristallerie de Saint-Louis, fondée en 1586. Un deuxième monopole apparait avec le développement du cristal de Bohême, plus épais que le cristal vénitien, permettant des gravures et des tailles plus travaillées. Le cristal de Bohême est supplanté par le cristal anglais, dont est tiré la formule actuelle du cristal, au XVIIIème siècle. Sa découverte est due à l’interdiction prodigué par Jacques Ier d’utiliser du bois pour l’industrie, afin de garder celui pour l’industrie navale. Les verriers se tourne alors vers le charbon pour travailler le verre, mais ce dernier colore la matière. George Ravencroft (1632-1683) a alors l’idée en 1675 d’ajouter un oxyde de plomb comme agent fondant. Cet ajout donne au cristal un éclat très brillant en plus de la transparence due à la silice (déjà utilisée par les vénitiens). Depuis 1969, l’appellation « cristal » est protégée en Europe, et garantie la concentration d’oxydes métalliques, la densité et l’indice de réfraction propre à cette matière.

Néanmoins, le cristal tel qu’on le connait est voué à disparaitre. En effet le plomb est un puissant neurotoxique et un polluant dévastateur pour l’environnement. Suivant le recommandations de l’OMS, l’Europe a renforcé les interdictions de son utilisation depuis les années 1990. Si le cristal bénéficie pour le moment d’une dérogation, cette dernière est de plus en plus difficile à renouveler à chaque enregistrement. Les différents acteurs du secteur tentent donc de trouver de nouvelles formules afin de développer un composant proche du cristal, mais sans plomb. le leader mondial des arts de la table, Arc International, a d’ores et déjà mis au point un verre écologique, le Kwarx, avec un indice de transparence supérieur à celui du cristal. Le groupe Swarovski a également déposé un brevet pour un cristal dont la quantité de plomb est moindre.

Verre : Le verre est une substance obtenue par fusion, vers 1 500 degré, d’un mélange de silice, de carbonate de soude ou de potasse, et de quelques autres matières en quantités moins importantes. Ce mélange, porté à 1400 degrés, devient une pâte sous l’effet de la chaleur. Celle-ci est poussée ensuite aux environs de 1 500 degrés, afin d’affiner le verre et d’en dégager les bulles, puis mise en forme entre 650 et 1 000 degrés. Dans les usines modernes, la fusion du verre se fait surtout dans des fours continus à bassin. Auparavant la fusion était faite au sein de creuset en argile et de fours à bois (qu’on se figure la difficulté pour l’époque d’obtenir puis maintenir de telles températures).

Les qualités de cette substance sont étonnantes. Étanche et imperméable aux liquides, gaz et bactéries, le verre est inaltérable, imputrescible, n’a pas d’odeur et ne se déforme pas. Le verre peut également être modifié grâce à différents traitements, devenant irisé, mercurisé, ou encore en empruntant des formes très diverses.

Du point de vue de son histoire, on peut rappeler rapidement que jusqu’à l’ère chrétienne, sa fabrication se limite à de petits objets, par la suite le soufflage à la canne permet de faire des objets plus nombreux, diversifiés et surtout plus gros. Si sa production en Occident durant le Moyen âge est peu documentée, elle est néanmoins florissante à Venise et en Orient. Durant l’époque moderne, différents pays se disputent le marché, avec les monopoles du cristal que l’on connait. Le XIXème siècle marque le tournant industriel de la production verrière grâce à l’amélioration des procédés de fusion et aux progrès de la chimie. Le XXème siècle achèvera cette évolution en mécanisant les principales fabrications.

→ voir l’article de James Barrelet pour plus de précisions

Lazurite ou lapis lazuli : Du latin lapis qui veut dire pierre et de l’arabe lazul qui veut dire bleu, le Lapis Lazuli est un minéral composé de sodium, d’aluminium, de silicium, d’oxygène, de soufre et de calcite, pyrite et sodalite. Opaque, sa couleur varie du bleu foncé au bleu-vert. Ce minéral se présente en masse (lapis lazuli) ou en grain (lazurite). La valeur du lapis-lazuli est proportionnelle à l’intensité de sa couleur, il doit y avoir le moins possible de traces de calcite (taches blanches).

Son commerce remonte aux cités sumériennes de Mésopotamie. On ne sait pas encore localiser les gisements anciens aujourd’hui épuisés, mais on en trouve de nos jours en petite quantité en Italie, en Angola, en Birmanie, au Pakistan, et en Amérique du Nord. Le gisement le plus important se trouve à 2500 mètres d’altitude en Afghanistan, mais les conditions climatiques extrêmes ne permettent de l’exploiter que quatre mois par ans de même que la mine de Flor de los Andes, à 3500 mètres d’altitude au Chili.

Malachite : Du latin malachites c’est à dire mauve, en raison de sa couleur proche de celle des feuilles de la Mauve, la malachite est composée de carbonate de cuivre. Elle est extraite des zones d’oxydation de sulfure de cuivre, c’est-à-dire des gisements de cuivre dont elle est le résultat de l’altération à l’air. Surnommé Verdure des Rochers par les mineurs, elle est extraite sous forme de nodules arrondis, coniques ou stalactites. On trouve des gisements de malachite à proximité des mines de cuivre en Australie, au Brésil, en Colombie, au Congo, au Chili, en Israël, aux Etats Unis et également en France. La malachite d’origine sibérienne est réputée pour sa pureté.

C’est un minéral fragile (sensible aux chocs, à la chaleur et aux acides) qui se raye facilement. La malachite se distingue par sa couleur verte (traversée par des strates opaques) mais elle peut également prendre une couleur bleue, rouge, rouge orangée ou noire. Elle peut également être opaque ou translucide. Connue depuis longtemps par l’homme (Pline l’évoque en 77 après JC), c’est à l’Ermitage de Leningrad que l’on trouve les plus beaux échantillons de malachite.

Nacre : La nacre est le revêtement intérieur de certaines coquilles de mollusque. Elle est produite par le mollusque toute sa vie et composé de cristaux d’aragonite liés par une protéine appelée conchyoline. L’aspect de la nacre est due à la superposition de couches d’indice de réfraction différent, de sorte que la couleur dépend de l’angle de la lumière et de la position de l’observateur, provoquant des iridescences. En fonction des protéines contenues dans la nacre cette dernière peut avoir une couleur initiale allant du jaune au violet, mais elle est généralement blanche. Notons qu’elle peut également être teinte à partir de colorants organiques en gris, vert ou rose. Très recherché pour sa couleur si particulière, son engouement a provoqué la disparition de certains coquillages localement, comme les ormeaux. Les morceaux de nacre sont ramollis dans l’eau bouillante puis aplatis et découpés suivant les formes recherchées pour la manufacture des objets. Notons que la découpe provoque une poussière toxique, la nacre contenant de l’arsenic.

Œil de tigre : L’œil-de-tigre est une variété de quartz dont la couleur jaune et marron est provoqué par de la crocidolite et dont le chatoiement est dû à des filaments d’amphibole. C’est un minéral opaque et très résistant. On distingue d’après la teinte l’oeil de chat (dans les tons gris et vert), l’oeil de faucon (gris et bleu) et l’oeil de tigre, qui ont ce même chatoiement, même l’oeil de chat est composé de chrysobéryl et doit sa brillance à des inclusions de rutile. Les gisements les plus importants se trouvent en Afrique du Sud mais on en trouve également Australie, en Birmanie, en Inde, et aux États-Unis. Notons que l’oeil de tigre est souvent utilisé en imitation de l’oeil de chat (cymophane), plus rare, en étant chauffé.